
Une femme passe environ 30 ans à vivre avec la ménopause. En France, 17,2 millions de femmes (soit la moitié des femmes et 1/4 de la population) sont concernées. Cependant c’ est encore un sujet méconnu et peu discuté. 40 % des femmes en péri-ménopause n’en ont pas parlé à leur conjoint. Idem avec les professionnels de santé (à l’ exception des gynécologues). 48 % des femmes de moins de 50 ans pensent qu’ il est difficile d’ en parler. Beaucoup disent recevoir des remarques négatives à ce sujet. Pourtant elle a un réel impact sur la santé. C’ est une vraie nouvelle partie de vie.
Il est primordiale de prendre soin de sa santé pour en profiter pleinement. Des séances de réflexologie peuvent venir en aide à certains symptômes, d’ autant plus qu’ elles s’ inscriront dans une hygiène de vie globale.
Quelques termes
– Ménopause : arrêt définitif des règles, qui survient à peu près à 50ans. Le seul critère fiable est l’ arrêt des règles pendants 12 mois consécutifs.
– Péri-ménopause : période avant l’ arrêt des règles qui dure de 2 à 7 ans. Elle peut commencer parfois dès 35 ans. Elle peut se prolonger pendant 1 an après l’ arrêt des règles. La date de la ménopause est donc connue a posteriori.
– Pré-ménopause : période entre puberté et ménopause (à ne pas confondre avec la péri-ménopause).
– Post-ménopause : un an après l’ arrêt des règles jusqu’ à la fin de vie. Des symptômes vont aller en diminuant (bouffées de chaleur, suées, troubles du sommeil…) mais durent parfois jusqu’à 70 ans. D’ autres symptômes persistent (sécheresse vulvo-vaginale, fragilité osseuse, …)

Troubles de la péri-ménopause et de la ménopause

Ils peuvent survenir plus ou moins rapidement. Si c’ est progressif on va pouvoir analyser et trouver des solutions. En cas de changements brusques (notamment l’ humeur), cela peut engendrer une inquiétude.
Bouffées de chaleur : concernent 80 % des femmes ménopausées (40 à 70 % régulièrement pendant 7,4 ans, 10 % après 70 ans). Il peut y avoir en plus des malaise et/ou palpitations (dans ce cas prendre rendez-vous avec un cardiologue). Elles se manifestent par de la chaleur sur tout le corps ou surtout le cou et visage, sueurs importantes,parfois fourmillements, le jour parfois la nuit. Réveils nocturnes.
SGUM : (syndrome génito-urinaire de la ménopause) il s’ agit d’ une sécheresse vulvo-vaginale qui peut entraîner des rapports sexuels douloureux, une diminution du plaisir (car inconfort, douleur, désagréable), des pertes urinaires, un besoin d’ uriner plus grand. Il faut consulter un.e gynéco surtout s’ il y a une faiblesse urinaire. Ce n’ est ni anodin ni inéluctable.
Des symptômes parfois plus importants
En plus des troubles cités dans la publication précédente, il y a d’ autres symptômes plus importants et à plus long terme. Informez-en votre médecin et/ou gynécologue.
–ostéoporose : concerne 1/4 des femmes avec un risque de fracture (vertèbre, col du fémur, poignet, côtes… et delà un risque de dépendance. Il existe un dépistage appelé ostéodensitométrie à faire s’ il y a antécédent familial (demander à un généraliste).
-atrophie musculaire : diminution de la capacité à produire du muscle. Il faut donc se muscler et manger plus de protéines surtout le matin (car plus biodisponible).
-augmentation de la résistance à l’ insuline : avec le risque d’ apparition de diabète de type 2. Il faut donc réduire beaucoup le sucre.
– maladies cardio-vasculaires : 1ère cause de décès des femmes en France. Avant la ménopause les œstrogènes protègent les parois, le HDL, la répartition des graisses. Après ,Le LDL augmente, ainsi que le cholestérol total et les triglycérides. Le risque d’ hypertension également. Il faut un suivi cardio-vasculaire après la ménopause, surtout en cas de palpitations et faire vérifier sa tension.
– fonctionnement cérébral : avant les œstrogènes ont un effet anti-inflammatoire et anti-oxydant. Il peut y avoir de l’ irritabilité, défaillance de la mémoire, brouillard cérébral, diminution de la performance verbale, bafouillement, diminution du raisonnement abstrait.
SGUM: syndrome génito-urinaire de la ménopause

Il s’ agit d’ une sécheresse vulvo-vaginale qui peut entraîner des rapports sexuels douloureux, une diminution du plaisir (car inconfort, douleur, désagréable), des pertes urinaires, un besoin d’ uriner plus grand. Il faut consulter un.e gynéco surtout s’ il y a une faiblesse urinaire. Ce n’ est ni anodin ni inéluctable.
Pour soulager la sécheresse vulvo-vaginale, tout corps gras fait l’ affaire (notamment huile d’argan non torréfiée, huile de jojoba (effet glissant en plus), beurre de karité+huile d’ argan. La bourrache et onagre seront plutôt pour le visage car elles rancissent vite et se prennent souvent en gélule. L’ huile de coco a un effet antiseptique qui n’ est pas nécessaire pour la vulve, elle est de plus un peu sèche. Massez la vulve (le vagin reste quant à lui relativement lubrifié même avec la ménopause).
Les bouffées de chaleur
Pour des symptômes modérés

Pour des symptômes modérés certaines plantes peuvent venir en aide. Faites vous conseiller par un.e pharmacien.ne. Pollen purifié Serelys Mero (étude sérieuse). En cas d’allergies connues aux pollens, demander conseil à un pharmacien ou à un médecin. BetaAlanine : on arrête s’ il n’ y a plus de bouffées de chaleur. Parfois au bout de 3 mois. S’il n’ y en a que peu on arrête et on voit. On peut reprendre après. Il peut y avoir échappement de l’ efficacité. (Risque de réaction cutanée, contre-indication si hypersensibilité à l’un des composants) Glycine Soja (graines de tofu) gélules. Ce sont des phyto-oestrogènes donc pas en cas d’ antécédent de cancer hormono-dépendant. Trèfle rouge (parfois associé à autre chose) Actée à grappe ( éviter la teinture mère car alcool). Contre-indiqué si problème de foie. Ashwaghanda : adaptogène (stress physiologique et nerveux). Pas si problème thyroïdien
Bouffées de chaleur et traitement hormonal

Et si les bouffées de chaleur sont invalidantes et que les plantes s’avèrent peu ou pas efficaces. Que penser des THM (traitement hormonaux de la ménopause, on ne dit plus substitutif) ? Il y a des réticences par rapport au risque d’ accident cardio-vasculaire et d’augmentation du risque du cancer du sein. Il est souvent fait référence à une ancienne étude américaine où il avait été utilisé des oestrogènes équins. Depuis d’ autres études ont été réalisées. En France on utilise des hormones naturelles. Le THM associe donc le plus souvent un estrogène administré par voie cutanée (gel ou patch) ou orale (comprimé) à une molécule progestative, le plus souvent une progestérone naturelle par voie orale ou vaginale.
C’ est un choix individuel. Il faut mettre en balance le bénéfice/risque. Les symptômes sont ils légers ou sévères ? Y a-t-il un inconfort ou un risque plus grave (cardio-vasculaire, ostéoporose et risque de fracture…). Il faut évaluer l’ensemble des facteurs de risque, des éventuelles contre-indications, d’où l’importance d’un bilan complet. La personnalisation et la décision partagée avec réévaluations régulières restent la clé pour déterminer de façon individuelle la balance bénéfices / risques avec conseils dans l’usage de la dose appropriée, la durée, le schéma, la voie d’administration pour soulager la symptomatologie et atteindre les objectifs attendus. D’autres traitements non hormonaux sont en cours d’ étude. Dans tous les cas, prenez conseil auprès d’ un.e gynécologue et/ou médecin.
Hygiène vie: 1-L’ activité physique.

À la ménopause le corps change. La masse graisseuse augmente mais on perd aussi du muscle. On ne s’en rend pas forcément compte car le poids peut ne pas varier. L’ activité physique devient indispensable pour garder et renforcer sa masse musculaire, prévenir les chutes, travailler son équilibre. L’ activité physique aide aussi à booster le cerveau, stimuler la sécrétion d’ endorphines, de sérotonine.. stimule la production d’os et de cartilage . Toute activité qui mobilise un muscle exerce également une pression sur l’ os et favorise la formation osseuse . Portez du poids. Apprenez à lever du poids sans vous faire mal. Le taiji, le Qi Gong m’ apprennent à me servir de tout mon corps quand je fais un effort (comme lever quelque chose, jardiner…)Faites des exercices avec des petites haltères (1/2 ou 1kg) pour muscler les bras et les épaules, mobiliser les articulations.
La ménopause demande un suivi régulier et sur le long terme. Il s ‘agit de préserver sa santé. Mettre en place de nouvelles habitudes.
Quelles activités?
Faites vous plaisir. Pratiquez une activité en groupe, c’est plus plaisant et plus stimulant. Demandez autour de vous. Regardez quelles activités sont proposées près de chez vous. Il y a certainement des activités gratuites ou peu chères. Variez les activités : Marche, natation, yoga, Qi Gong. Mobilisez vos articulations. Les percussions des pieds aide à lutter contre l’ ostéoporose : Danse, marche nordique,.. Plus l’ activité est quotidienne mieux c’ est. Il faut bouger régulièrement tout au long de la journée en plus de l’ activité physique. Si vous travaillez assise, pensez à vous lever régulièrement, à faire quelque pas et mouvements.

Trouver le temps
On recommande 30 minutes par jour. Si cela est compliqué fractionnez le dans la journée (15 minutes le matin, 15 minutes le soir). Il vaut mieux fractionner ce temps que de ne rien faire. Intégrer cela dans une routine quotidienne. Cela doit devenir une priorité comme se laver, se brosser les dents. Pendant que le café coule par exemple. Je fais des abdos pendant que l’ eau chauffe.
Prenez conseil auprès de votre médecin. Quelque soit votre âge et votre condition physique, un exercice adapté améliorera votre état. Pour rester active, mobile et autonome pour les 30 années ou plus qu’il vous reste à vivre.
Place de la réflexologie

En plus d’ un suivi médical spécifique, une bonne hygiène de vie adaptée permettra de rester en bonne santé. Des séances de réflexologie peuvent venir en aide à certains symptômes, d’ autant plus qu’ elles s’ inscriront dans une hygiène de vie globale. La réflexologie ne remplace pas une consultation médicale. En cas de symptôme important il est indispensable d’en parler à votre médecin.
Ces informations générales sont données à titre informatif uniquement et ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale. Ces informations ne peuvent en aucun cas se substituer à un diagnostic, une consultation ou un suivi médical. Adressez vous à un.e professionnel.le.
Aller plus loin
Des articles à lire sur @agirpourlecoeurdesfemmes (https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/gynecologie.php) Vous y trouverez entre autres : -Un nouveau traitement alternatif aux hormones pour la gestion des bouffées de chaleur de la ménopause ? -Une consultation longue à la ménopause avec un lien vers le rapport parlementaire de la député Stéphanie Rist sur la ménopause et les 25 recommandations (une affaire à suivre!) -Ménopause, traitement hormonal et risque cardio-vasculaire: deux nouvelles publications qui confirment et précisent leurs relations ! -Contre-indications des hormones post-ménopausiques : feux rouges